Des jeunes au centre Passerelle entre mangakas et collectif d’artistes

En découvrant l’exposition, nous sommes dans le bain : « Je m’appelle Naïma et j’ai choisi pour nom d’artiste YoKaRiin ». Le vernissage de l’exposition des dessins manga de YoKaRiin a fait venir une quarantaine de personnes, ce vendredi 16 février à la Maison de l’Artisanat de St Paul en Jarez. Autour d’un verre à partager, les dessins manga à l’encre et à l’aquarelle de YoKaRiin sont objets de toutes les attentions.

« Cette exposition, c’est une passerelle entre deux projets, le projet du collectif d’artistes et le projet du club manga » indique Jonathan, animateur du secteur jeune du centre social. Naïma participe en effet à ces deux collectifs de jeunes, animés et coordonnés par le secteur jeune du centre social Passerelle à St Paul en Jarez.
Le club manga ce sont 12 jeunes âgés de 11 à 21 ans, de St Paul en Jarez et des alentours qui se retrouvent autour de leur passion commune pour la culture japonaise et le manga. Le collectif d’artistes amateurs regroupe quant à lui des jeunes âgés de 11 à 25 ans de tous talents (musique, danse, dessin, théatre…) qui échangent sur leurs pratiques, répètent et organisent des évènements.

Le « club manga » ne manque pas de projets. Après avoir réalisé cinq éditions d’un Festival manga et jeux vidéo sur la commune de St Paul en Jarez, un projet Cosplay et trois visites de la Japan Expo, cette septième année est consacrée à la préparation d’un nouveau départ pour la Japan Expo à Paris. Pour financer leur projet, les actions d’autofinancement sont naturellement orientées vers leur passion pour la culture japonaise. Un atelier cuisine Japonaise sera animé par des jeunes du club manga les 21 et 23 février. Yaëlle et Louna ont testé leur capacité à mener et à animer un cours auprès des autres membres du groupe. A la fin du mois, elles animeront l’atelier de cuisine : création d’un bento pour les enfants et réalisation de sushi, onigiri, maki, ramen et dessert daifuku mochi pour les ados et adultes. (Informations et inscriptions au 0477732125.)

L’exposition de Naïma permet aussi au club manga de financer une partie du voyage à la Japan Expo de Paris grâce à un partenariat avec le pâtissier de la commune « Les gourmandises de St Paul » et la vente de chocolats.
Doyenne du club manga, Naïma a pu perfectionner ses techniques de dessin et développer d’autres capacités. « Ce club manga, ça m’a permis de rencontrer des gens. Je dessine depuis longtemps mais je dessinais seulement dans mon coin avant. J’ai participé au club manga tous les vendredis soir. Ça m’a poussé aussi. Jonathan m’a proposé d’organiser cette exposition, j’ai réfléchi à l’organisation de l’évènement, j’ai travaillé la communication, fait le flyer.. » De nouvelles compétences donc, pour cette jeune femme de 21 ans qui souhaite se professionnaliser dans le graphisme et l’infographie. Naïma anime même des ateliers de dessin auprès d’enfants et d’adultes dans le cadre de l’exposition, une grande première pour elle !

Le collectif d’artistes amateurs ne manque pas de dynamisme non plus : les jeunes échangent sur leurs pratiques et organisent des évènements communs, comme la Fête de la musique. Chacun peut venir répéter le samedi après-midi dans le studio d’enregistrement. Ce collectif met en avant les talents et créé un vrai réseau artistique. Kémila, présente à l’inauguration, a sorti son CD cette année, enregistré au studio, dont la pochette a été dessinée par Naima « c’est aussi ça le collectif, chacun amène quelque chose. »

Jonathan renchérit : « Ce collectif, c’est le moyen d’avoir des perles ! L’objet du collectif, du centre social, et du secteur jeunes, c’est d’amener des jeunes à valoriser leurs compétences, à montrer qu’ils sont présents, qu’ils savent faire des choses. »

Plus d’infos : centre social Passerelle, Festival de manga, collectif d’artistes amateurs

Info/Intox avec les animateurs jeunes

Dans la foulée de notre Université d’été régionale « On nous dit tout, on nous dit rien, comment rester libre dans une société qui produit des vérités alternatives, des fakes news et où les grands médias influencent nos vies et nos actions ? » (l’article et les ressources à retrouver ici),

nous avons fait venir, à la demande d’animateurs jeunesse, Sébastien Hovart, animateur formateur, pour qu’il nous parle de Théories du complot et Éducation Populaire.

Sébastien Hovart a questionné nos propres représentations face aux complots et aux fake news et donné des pistes de réflexion et d’action.
C’était fin novembre 2017, à la Maison de quartier du Soleil à St Etienne.

Est-ce que toutes les théories du complot se valent ? Est-ce que nous les dénigrons par principe ou à raison ? N’y a-t-il pas de complot auquel nous croyons ? Ou comment on croit certaines théories du complot, en lien avec nos représentations, nos expériences…

Qu’est ce qu’il se cache en terme de relations et réactions de classe ? Comment, par les théories du complot, interroger nos objectifs d’éducation populaire et d’émancipation ?

Est-ce que dénigrer systématiquement les théories du complot est une approche fructueuse ? Une expression d’un mépris de classe ? Une occasion manquée d’aller sur le terrain de la lutte sociale ?

Pendant deux heures, la dizaine de participants ont échangé, travaillé, confronté leurs avis sur ces questions, au cœur de l’actualité et des enjeux d’éducation populaire.

[En-quête] d’une protection sociale plus juste

Réfléchissons ensemble à la protection sociale que nous voulons pour demain.

Notre système de protection sociale intervient dans nos vies pour les retraites et la vieillesse, la santé, l’invalidité et les accidents de travail, le soutien aux familles, l’emploi et la formation professionnelle, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, le logement.

La protection sociale nous concerne toutes et tous. Pour cela, remplissons l’enquête pour une protection sociale plus juste, portée par le Secours Catholique, la Fédération des centres sociaux, le réseau des Accorderies et Aequitaz. Mobilisons nous, l’avis du plus grand nombre est essentiel !

Rendez-vous sur www.enqueteprotectionsociale.org (possibilité de répondre jusqu’au 15 avril 2018)

L’enquête peut être remplie individuellement ou dans le cadre d’animations collectives avec des groupes dans les centres sociaux. Un guide a été édité pour animer des temps collectifs (à télécharger ici.)

Cette enquête s’inscrit dans un chantier mené depuis 2015 par le Secours Catholique, le réseau des Accorderies et Aequitaz, et la Fédération des centres sociaux, pour imaginer les principes d’une protection sociale plus juste pour chacun et chacune. Une des premières étapes avait été la publication des « Contes de la protection sociale ».

En novembre 2018, lors de la restitution de l’enquête, des évènements publics seront organisés pour faire entendre et mettre en débat nos propositions.

Le Réseau Jeunes des Centres sociaux

Pour commencer notre thématique des prochains mois autour de la jeunesse, nous prenons un peu de hauteur et rencontrons le Réseau national des jeunes des centres sociaux.

Le Réseau Jeunes, ce sont plusieurs groupes de jeunes de centres sociaux âgés de 14 à 25 ans qui se retrouvent pour partager des visions du monde, confronter des idées et avancer vers des envies communes. Chaque année, entre 60 et 150 jeunes, habitués ou nouveaux venus, se réunissent le temps d’un week-end. Depuis février 2012, sept rencontres ont été organisées et la recette a toujours les mêmes ingrédients : temps d’échange, animation sur un sujet de société, rencontre avec des personnalités engagées … même si le plat n’a pas la même saveur avec des thématiques de société différentes d’une année sur l’autre. Des échanges intereuropéens ont également eu lieu avec des jeunes anglais et suédois.

A la dernière rencontre en octobre 2017, ce sont 140 jeunes et leurs animateurs, et 26 centres sociaux qui ont participé à la 7e édition à Sens :

 

 

Sources / Ressources de la FCSF

Le magazine Cestpossible « Jeunes & Engagés », FCSF, déc 2016

Le carnet de bord de la 7e édition du Réseau Jeunes

La motion jeunesse portée par la FCSF, 2017.

 

L’appel à participation projets vacances commence !

On pense déjà au soleil !

Cf. http://www.centres-sociaux.fr/2018/01/22/appel-a-participation-projets-vacances-dans-les-centres-sociaux-top-depart/

L’édition 2018 de l’appel à participation « projets vacances » de la FCSF, dans le cadre d’un partenariat avec l’ANCV a commencé. Les aides aux projets vacances (APV) soutiennent le départ en vacances collectif ou individuel de familles et jeunes inscrits dans une dynamique de projets vacances, en apportant un complément au financement du séjour, via des chèques vacances.

Ces aides veulent contribuer à rendre concret le droit aux vacances pour tous, en s’appuyant sur les valeurs et démarches du réseau (pouvoir d’agir des habitants notamment).

En 2017, ce sont environ 8500 personnes, adultes, jeunes, enfants et seniors dans le cadre de séjours intergénérationnels qui ont pu partir dans le cadre des APV.

 

Pour tout savoir sur les documents à retourner et les dates butoir, c’est ici. Attention, première échéance : le 17 février pour les projets d’avril à mai !