Pièces montées !

A l’angle de la rue de la Ville et de la rue du Théâtre, en plein centre de Saint-Etienne, une nouvelle boutique a ouvert ses portes. De loin quelques affiches, et une devanture en cours de réalisation, et déjà plusieurs arrivages de matériaux mis en vente.

La boutique Pièces Montées, projet du centre social du Babet, est installée depuis mai 2019, après un an à plancher sur le projet. Karima Chouchou, cheffe de projet, en formation à l’IRUP (gestion des organisations de l’économie sociale et solidaire) et salariée du centre social, revient sur les origines de la boutique : « Tout est parti de la F!esta des Rues, un événement festif dont le décor et les costumes ont été réalisés à partir de la récupération de matériaux. On avait collecté pas mal de matériaux dans plusieurs entreprises et on a eu du stock en surplus ».

La boutique Pièces Montées est un magasin de collecte et de vente de chutes de production issues de l’industrie locale. Bois, métal, papiers, rubans, verre, plastique, boulons, tissus, carton…  L’objectif de départ, c’est de « permettre au plus grand nombre de s’initier à l’art créatif » ajoute Karima Chouchou, avec « des prix solidaires », « on est en plein dans l’économie sociale et solidaire ici ». Les prix, entre quelques centimes et quelques euros, sont à moins 70 % des prix des commerces classiques de bricolage et matériaux. Ces « déchets propres », neufs, peuvent être utilisés pour toute création, loisirs créatifs, arts plastiques, bricolage, artisanat, artisanat d’art, design.

Sarah Hamdi est chauffeuse-livreuse-vendeuse au sein de la Boutique Pièces Montées ; elle est accompagnée par Elma Nocic, volontaire en service civique, qui elle-même partage son temps entre le Relais Emploi de Tarentaize-Beaubrun et la prospection pour Pièces montées. Toutes deux sont encadrées par Karima Chouchou, et l’équipe de coordination du projet porté par Le Babet.

Une équipe de bénévoles leur prête main forte régulièrement : collecte, rangement, reconditionnement, vente, etc. Sarah et Elma font le tour des entreprises deux fois par semaine afin de leur présenter le projet et de récupérer les chutes de production. « Les entreprises se montrent intéressées car on leur évite de jeter ou recycler leurs matériaux, et que ceci représente un coût parfois non négligeable pour elles ». Une dizaine d’entreprises joue le jeu aujourd’hui.

Ce samedi après-midi, journée d’ouverture du magasin, quelques personnes affluent dans le local, aménagé par Elma. « On a surtout des personnes qui cherchent des choses spécifiques. Le week-end dernier, des personnes ont fait la route depuis Chambéry pour venir à la boutique ! » rigole Sarah.

Mofida fait son premier bénévolat de tenue de la boutique, pour « partager, aider et avoir l’occasion de rencontrer des gens ».

 

Après un mois d’ouverture, il est question d’organiser les premiers ateliers de création. « Notre  démarche, ce n’est pas juste d’avoir une boutique, c’est aussi d’en faire un lieu d’échange, de partage, de création ; de favoriser le faire soi-même et les activités artistiques » note Sarah. Ces ateliers, qui pourront être animés par des professionnels ou par qui a envie de partager un savoir-faire, toucheront tous les publics, que ce soient les adhérents du centre social du Babet, des personnes curieuses, mais aussi des écoles, associations, maisons de retraite, collectivités… « Il pourrait y avoir par exemple un atelier pour faire des sacs en tissus pour les clients, car dans ce projet, on ne va pas proposer des sacs en plastique ! » ajoute Sarah. Différents ateliers seront proposés : ateliers parents-enfants de fabrication de jeux pédagogiques ou jeux de société, ateliers tous publics de fabrication d’objets déco ou écolo, ateliers spécifiques à destination des accueils de loisirs autour du développement durable, de la découverte des matériaux et de la fabrication de jeux géants…              

Prochaine étape : une grande vente solidaire de papiers au magasin, demain, le 29 juin après-midi à partir de 14h et jusqu’à épuisement du stock !

 

Pour tout le reste, rendez-vous sur le site internet du projet : https://www.piecesmontees.org/ ou directement à la boutique au 1 rue du Théâtre à St Etienne !

Rétrospective autour du Fonds de participation des habitants

Cela fait déjà deux ans que le Fonds de participation des Habitants, coordonné par la Fédération, s’est installé sur Saint-Étienne Métropole. Finançant des actions portées par des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville, le FPH soutient la capacité des habitants à monter et réaliser des actions collectives dans leur quartier.

Repas partagé, ciné plein air, atelier de cuisine, fête de quartier, animations pédagogiques, projet théâtre, nettoyage de quartier… et d’autres actions encore, ont été soutenus sur les territoires. Nous vous proposons une rétrospective des projets qui ont pu être soutenus et qui se sont réalisés en 2018 : Rétrospective 2018.

Ciné repas plein air - Quartiers Sud Est - St Etienne
Ateliers artistiques Dessine moi ton quartier - La Romière Le Chambon Feugerolles
Inauguration du jardin partagé - Cotonne-Montferré - St Etienne
Ateliers théâtre autour des Droits de l'homme - Cret de Roc- St Etienne
Fête des voisins et jeux de société - Le Montcel- La Ricamarie
Ciné plein air - Quartiers Sud Est - St Etienne
La Brigade du Propre - Les Pins - St Paul en Jarez

Pour toutes les infos sur le Fonds de participation, rendez vous sur l’onglet sur le site : http://loire-hauteloire.centres-sociaux.fr/le-fph-cest-quoi/

[A venir] “Baratin”… Concours d’éloquence !

Le FIL, des centres socio-culturels de l’Horizon, de Monthieu-Montplaisir, Cré’actifs, le service de prévention spécialisée Sauvegarde 42, et le lycée Saint-Michel, s’associent pour créer un concours d’éloquence, nommé “Baratin” à Saint-Etienne.

Un concours d’éloquence… ou l’art de manier la parole, pour convaincre, persuader. Le film “A voix haute” sorti en 2016 en témoigne.

A Saint-Etienne, depuis février, une vingtaine de participants sont de la partie. Encore quelques jours pour peaufiner son discours, placer sa voix et ses gestes, pour défendre son point de vue sur des thèmes actuels et étonnants.

Le grand final a lieu ce vendredi 7 juin au FIL à 20h !

[Retour sur…] les 3 jours d’AGs et des 50ans !

Les 17,18,19 mai 2019, le réseau Loire Haute-Loire des centres sociaux accueillait la Fédération Nationale pour son AG, et le réseau national autour de 3 jours de festivités, ateliers, visites, culture…Une belle occasion pour faire vivre les centres sociaux sur la place publique la journée du samedi à Saint-Etienne !

Retour sur ces trois jours d’événement en photos. Et aussi sur le site de la Fédération nationale pour d’autres retours.

Le spectacle de théâtre "Une journée au centre social" du Babet
Sur la place Jean Jaurès à Saint-Etienne, pour l'événement "A DEMAIN", le village des centres sociaux !
Crédits Photos : Lucile Barbery
Crédits photo :Lucile Barbery
Crédits photo : Lucile Barbery
Crédits photo : Lucile Barbery
Concert de Gat&Rim pour continuer les festivités Crédits photo : Lucile Barbery
Sidi Wacho le samedi soir sur la place Jean Jaurès ! Crédits photo : Lucile Barbery
Vote des rapports d'AGs le dimanche matin

[Echanger-consommer autrement] Rencontre avec le centre social de Sury !

Rencontre avec Jean-Baptiste Willaume, directeur du centre social Christine Brossier à Sury le Comtal. Le centre social vient tout juste de fêter ses 5 ans. 

“Échanger- consommer autrement”, comment ça vous parle au centre social ?

Dès la création du centre social, ces questions ont été saisies. Dans notre CA, il y a des personnes sensibles aux alternatives, consommer autrement, etc. Mon prédécesseur était aussi très axé sur ces questions-là, qui étaient au cœur du projet social. Quand je suis arrivé, il y a deux ans, il y avait déjà des actions en route qui avaient coloré l’identité du centre.

Mais ce n’est pas du “tout-cuit”, il n’y a pas tellement de culture militante ou écologique au niveau de la population. Le défi, c’est d’arriver à créer une dynamique avec les habitants. Aujourd’hui, on ne sent pas que c’est suffisamment porté par des habitants, par exemple sur les paniers paysans où ça ne répond pas tellement, même s’il y a de plus en plus une sensibilité sur le fait de bien manger, de soutenir l’agriculture locale.  Le défi pour nous c’est de trouver les moyens pour que la population voit de l’intérêt à ces alternatives ou aux nouvelles manières de consommer. C’est un travail d’éducation populaire. De comment on fait quelque chose de collectif. Dans le contexte des gilets jaunes et les modes de consommation alternatifs, il y a un défi à ce que les personnes plus précaires s’y retrouvent.

"Le défi pour nous, c’est d’arriver à créer une dynamique avec les habitants [...], de trouver les moyens pour que la population voit de l’intérêt à ces alternatives ou aux nouvelles manières de consommer. "

Quelles sont les actions organisées au centre social ?

On a différents projets autour de ces thématiques : le vide grenier solidaire qui correspond à une zone de solidarité. Les personnes apportent des choses dont elles se débarrassent, d’autres viennent récupérer avec participation symbolique. Le troc de graines, en lien avec l’”Assen” (L’Association suryquoise de sauvegarde de l’environnement) et on fait la cinquième édition cette année. Les gens viennent et proposent des graines et des plants. Ca réunit pas mal de monde, c’est un évènement sympa, local et un public qu’on ne voit pas forcément au centre social. Les paniers paysans, avec l’association “De la ferme au quartier” tous les mercredis soirs. Je crois qu’on est le seul point de distribution sur la plaine du Forez, hors de la métropole stéphanoise. On réfléchit avec eux à d’autres débouchés, notamment pour organiser plus ponctuellement des temps de préparation de repas avec des produits paysans, avec les enfants du centre de loisirs. On a un projet de marmite paysanne auprès des personnes âgées une fois par trimestre pour préparer ensemble un repas.

Sur un autre registre, mais je trouve ça intéressant, on a lancé un atelier de guitare un peu spécial cette année. Habituellement, les cours de guitare sont chers et passent souvent par du solfège. On a lancé des cours de guitare ouverts à tous, notamment pas mal de cinquantenaires, qui viennent jouer ensemble, pour le plaisir. C’est aussi notre identité : d’identifier des domaines où les loisirs ne sont pas facilement accessibles et trouver des formules alternatives.

Après, on a plein d’envies qu’on teste ou qu’on veut tester ! Relancer des échanges de services, des ateliers de vélo qu’on a testé, …

Le 18 mai : “A demain” !

Lors de l’accueil de l’Assemblée Générale de la Fédération nationale (FCSF) les 17-18-18 mai prochain, et pour fêter les 50 ans de la Fédération Loire – Haute-Loire, nous vous attendons pour un grand événement public autour des centres sociaux et des initiatives habitantes sur la place Jean Jaurès à Saint-Étienne le samedi 18 mai de 15h à 23h ! Animations, débats au bus, ateliers créatifs, concerts…Venez nombreux.ses !

Au programme :

L’accueil de l’AG nationale et les 50 ans du réseau, c’est pour bientôt !

Ca arrive à grand pas !

Les 17,18, 19 mai 2019, le réseau des centres sociaux Loire-Haute Loire accueille l’Assemblée Générale de la FCSF et fête ses 50ans.

Au programme, festivités, temps d’échanges et de travail, visites, concerts…

                        Le programme complet ici !

Une communication spécifique pour l’événement du samedi 18 mai sur la place Jean Jaurès à St Etienne arrive la semaine prochaine. On a hâte de vous y retrouver et de continuer à construire ensemble ce bel événement !

Une expérience de coiffeur solidaire à Chazelles sur Lyon !

Texte : Centre socio-culturel L’Equipage, Chazelles sur Lyon.

Fin 2016, début 2017, une habitante de Chazelles sur Lyon évoque l’expérience de coiffeur solidaire vue sur un autre territoire. Le centre socio-culturel l’Equipage se saisit du sujet, trouvant l’expérience très intéressante, notamment pour les personnes aux revenus financiers modestes. 

Entendant cette demande, une enquête des besoins est menée, questionnant les habitants, et les différents travailleurs sociaux du territoire. Deux constats sont rapidement partagés par tous : le budget “coiffeur/bien-être” passe en arrière plan lorsque les revenus financiers sont faibles (certaines personnes n’allaient plus chez le coiffeur depuis plusieurs années…faute d’argent); et l’importance de l’apparence physique pour trouver un emploi ou tout simplement pour se sentir bien et conserver une bonne estime de soi. 

Une 1ère expérimentation de septembre à décembre 2017 a vu le jour avec une socio-coiffeuse bénévole, Marion, se rendant un lundi par mois dans les locaux du centre, transformés en salon de coiffure pour l’occasion.

Une étude est réalisée de janvier à juillet 2018, sur le projet d’un coiffeur solidaire, par un étudiant en master 2 de l’Université de Lyon, Maxime. Il fait le bilan de l’expérimentation et aborde les différents scénarios juridico-économiques possibles pour pérenniser le projet. 

Suite à cette étude, le centre décidé de travailler conjointement avec des coiffeurs du territoire (mécénat, bénévolat…)

C’est ainsi que l’action coiffeur solidaire est relancée sur le dernier trimestre 2018, agrémentée de la possibilité de conseil maquillage et vestimentaire, en collaboration avec un salon coiffure/esthétique du territoire (Symbiose à St Symphorien sur Coise).

Tout ceci se déroule dans les locaux du centre socio-culturel, avec une pièce pour la coiffure, un bureau pour le maquillage et la boutique de la Ressourcerie (voisine du Centre social) pour la partie “conseil vestimentaire/friperie”. Aujourd’hui ce sont 6 rendez-vous, un lundi par trimestre, qui sont proposés au tarif unique de 5 euros.

 

Les personnes en ayant bénéficié sont très satisfaites de ce temps consacré au « Prendre soin  et à la valorisation de l’image de soi ». Les conséquences sur le bien être de ce public sont constatables et effectives.

 

Site internet du centre social l’Equipage : http://lequipage.centres-sociaux.fr/

Au Bon Endroit, au centre social Armand Lanoux !

La boutique au Bon endroit, on y accède à l’accueil du centre social Armand Lanoux, à Rive de Gier. Au bout du couloir, une affiche et quelques mannequins nous invitent à entrer.

La boutique au Bon endroit est une boutique de dépôt-vente. Les personnes viennent déposer des vêtements, sacs, bijoux dont ils ne veulent plus. Le centre social vend pour eux les affaires et garde une commission de 20% sur les ventes. Cela fait déjà plusieurs années que la boutique vit et marche.

Ouverte à toutes et à tous, des gens viennent acheter, « trouver de la marque » ou des petits prix. Selon Sylviane, salariée du centre social sur le lieu, « ça apporte énormément, dans les deux sens. Pas mal de familles nombreuses viennent ici, des jeunes aussi.. toutes générations confondues finalement. L’objectif est que tout le monde puisse en profiter, que ce soit accessible »

Cette boutique est également la base d’un atelier de redynamisation sociale à l’intention de femmes de toute la Vallée du Gier bénéficiaires du RSA. En lien avec la salariée, le lieu est géré par une petite dizaine de femmes bénévoles, qui sont présentes, mettent en rayon, font les caisses, s’approprient le lieu. Elles s’autogèrent ; une manière aussi de « sortir du contexte familial, et reprendre gout à la vie active » selon Sylviane.

Site internet et Facebook du Bon Endroit :

[Appel à projet] Le numérique au service d’une société plus équitable

La Fondation Afnic lance son nouvel appel à projets 2019 “Le numérique au service d’une société plus équitable”

 “Pour la quatrième année consécutive, la Fondation Afnic souhaite soutenir celles et ceux qui veulent mettre l’internet et ses usages au service d’une société plus équitable, plus solidaire, et plus égalitaire. Les outils numériques, massivement présents dans notre société, sont un formidable levier pour les utilisateurs les plus agiles avec l’accès à la culture, à la formation, à une mobilité facilitée, à un éventail de produits de consommation toujours plus large, à des loisirs, à des droits… A contrario, c’est un frein pour des publics fragilisés ou en exclusion comme les personnes âgées, les jeunes non diplômés, les habitants des zones enclavées, les personnes en situation de handicap, les ménages à bas revenus… […] Les constats sur l’impact de la dématérialisation des services publics et privés sur la société sont maintenant largement partagés par la société, les associations, les opérateurs, l’Etat, le secteur privé. […] L’accompagnement des publics les plus fragiles demeure une priorité”

La Fondation Afnic encouragera également cette année l’essaimage et la duplication de projets déjà réalisés, pour déployer des initiatives exemplaires.

Les candidatures sont à déposer en ligne sur le site de la Fondation Afnic jusqu’au 18 avril 2019. 

Le règlement de l’appel à projet et les modalités de dépôt électronique des candidatures  sont accessibles sur le site de la Fondation Afnic.

N'oubliez pas que tous les appels à projet sont disponibles sur l'onglet Ressources du site !

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