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Oct 16

« Bien vieillir » en partenariat, au Soleil

A la Maison de Quartier du Soleil à St Étienne, « bien-vieillir » c’est une question de partenariat.

Dans la commission « Bien vieillir », habitants, professionnels et bénévoles de la maison de quartier, professionnels de maisons de retraite et EHPAD, Ville de St Étienne, OSPA et acteurs locaux se retrouvent environ 4 fois par an pour réfléchir et agir autour de l’accompagnement au vieillissement.

Ce 29 septembre, une vingtaine de personnes est autour de la table. « Et encore, on est plus nombreux normalement, ce qui montre bien que c’est important pour nous d’être ici » souligne un habitant.

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A l’origine.. un constat d’isolement et l’envie de faire ensemble

A l’origine, un constat dans ce quartier populaire de St Étienne : l’isolement des personnes âgées mais aussi la forte proportion de personnes impliquées à la Maison de quartier (20% de l’ensemble des adhérents ont plus de 60 ans, participant à des activités, groupes de travail ou au conseil d’administration) « On a été poussés par le nombre de seniors adhérents qui sont en attentes de propositions mais aussi très volontaires, notamment des membres du CA. Avant il y avait plusieurs clubs 3ème âge mais ils se sont arrêtés faute de bénévoles et d’intérêts. Des seniors sont venus nous voir, ça a commencé par les rendez-vous autour de jeux de société qui a débouché sur des repas le mardi, qui ont été des suggestions d’habitants » avance Jean-Paul Verdier, directeur de la maison de quartier.

Comme Georges, né sur le quartier et très actif à la Maison de quartier « Quand vous rencontrez les gens ici, vous êtes écoutés. J’avais le projet de monter un atelier Jeux de mémoire, je suis arrivé on m’a écouté et on m’a dit « vas-y ».

Une commission de réflexions et d’actions pour synchroniser les énergies

Dans cette commission de réflexions et de propositions, initiée en 2013, tout se discute : des actions autour de la lutte contre l’isolement, des informations transmises par les partenaires, des évènements et activités, le lien social sur le quartier… Ce 29 septembre, parmi les sujets autour de la table : des ateliers équilibre en partenariat avec la CARSAT qui commencent à l’automne, la Semaine Bleue, un atelier prévention des chute, l’organisation d’une conférence fin novembre sur la vision, les bilans de santé au pôle gérontologique de l’hôpital de la Charité. Avec la commission, l’objectif est de synchroniser les énergies et partenaires pour « favoriser le maintien à domicile et le mieux vivre dans le quartier » « Soyons cohérents sur le quartier pour ne pas détruire l’existant » indique le directeur de l’OSPA lors de la commission du 29 septembre.

« Au départ, on a invité le maximum de partenaires, on avait déjà travaillé avec l

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Jean-Paul Verdier et Zafer Sakizci

a Mutualité de la Loire, les partenariats se sont développés au fur et à mesure et très rapidement, notamment grâce au travail de Zafer Sakizci , agent de développement local à l’intégration (ADLI) » souligne Jean-Paul Verdier

Une professionnelle de la résidence Stéphane Hessel affirme que « les échanges c’est ce qu’il y a de mieux pour avancer, ça permet de découvrir plein d’actions, comme les chaises musicales qui se font l’été pour les personnes qui sont seules. Ce partenariat nous permet de créer des échanges par des actions communes entre les résidents et les enfants du centre de loisirs ou les bénévoles de la maison de quartier. »

« Aujourd’hui, on a même des sollicitations de boites privées d’aides à domicile, car ils savent qu’il y a un ancrage dans le quartier, la démarche est donc porteuse, même le privé vient nous voir » ajoute Jean-Paul. « Aujourd’hui il y a un certain équilibre entre les habitants et les partenaires (EHPAD Mutualité et Stéphane Hessel, CPAM, CARSAT…), les habitants parlent et ne sont pas là que pour écouter, ce qui intéresse aussi les gens des services. »

Georges continue : « La commission, c’est là où on rencontre toutes les personnes, c’est un lieu où on peut échanger sur comment on peut travailler ensemble. Ça part tout d’ici. Dans la commission, y’a pas mal d’habitants, des personnes seules qui sont très actives à la maison de quartier. Les gens viennent et reviennent à ces réunions, preuves qu’ils y trouvent un intérêt ! ». « C’est important pour moi d’être dans cette commission, car on aime notre quartier. On rêve tous de vieillir chez nous. Si je peux, j’aimerais finir ma vie dans mon quartier.  On veut tous finir là où on a nos racines ».» indique Josiane, habitante et membre de la commission.

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Georges et Josiane, bénévoles de la Maison de Quartier

Le Point info seniors

La dynamique a enclenché la création d’un point info seniors, il y a 2 ans, suite à des réflexions sur les difficultés à rencontrer les services. « Les services se situent au centre-ville et non dans le quartier. Pour des personnes avec des problèmes de mobilités, de langage, des difficultés à remplir les dossiers, ça peut vite devenir le parcours du combattant’.
Georges a participé à la création du Point Info seniors : « Pour moi ce qui est indispensable c’est de tout faire pour que les gens qui habitent sur le quartier puissent dans la mesure du possible participer à la vie du quartier à quelque niveau que ce soit. Et que nous au point info seniors on essaye de leur faire connaitre tout ce qui existe qui peut les aider à rester sur place (aides à la personne, transport, aménagement d’appartement…). On les informe et on les met en relation directe avec un correspondant de la structure, on a une relation directe avec les personnes.» La
permanence est assurée par un salarié, Zafer SAKIZCI et deux bénévoles, Georges GRATESSOLE et Marie Claude MONNET.

 

 En guise de conclusion, le directeur de la maison de quartier nous dit « Les suites c’est de toujours améliorer les conditions du vivre ensemble dans le quartier avec les personnes âgées c’est pas en faisant à leur place mais en faisant avec elles. » La prochaine action sera autour des transports de courses pour les personnes âgées. Un dossier de financement est monté, et l’envie est d’associer des jeunes de la structure.

« La perspective c’est surtout écouter les besoins, les attentes et les propositions des personnes concernées, je préfère que ce soit eux qui disent on a envie de faire ça, plutôt que nous qui le disons ! Il faut qu’on arrive à créer un réseau notamment pour inclure les personnes les plus isolées. » A ce titre, une prochaine après-midi festive du projet « Viens, je t’emmène » pour lutter contre l’isolement aura lieu le 21 novembre. Un projet qui incite les adhérents, via des cartons d’invitation, à « emmener » des relations de voisinage ou amis de leur entourage paraissant isolées à un moment convivial.

 

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